Abbaye de La Trappe Abbaye de La Trappe
Accueil du site > De vous à nous > Événements > Nouveau livre de Dom Marie-Gérard

Nouveau livre de Dom Marie-Gérard

La Joie en Dieu {JPEG}Dom Marie-Gérard DUBOIS, La Joie en Dieu : les trois âges de la vie spirituelle, Paris : Presses de la Renaissance. ISBN 978-2-7509-0598-9. En librairie à partir du 10 novembre 2010. Après Le Bonheur en Dieu (Paris, R. Laffont, 1995), recueil de portraits et de souvenirs, notre frère et ancien abbé dom Marie-Gérard livre dans La Joie en Dieu les principes de sa spiritualité.


4e DE COUVERTURE

Les grands maîtres chrétiens, tels les Pères du désert ou saint Bernard, ont enseigné qu’il existe trois âges de la vie spirituelle, à l’image des trois grands âges de la vie : la connaissance de soi, celle du prochain et celle de Dieu. Plus précisément : la reconnaissance de sa propre faiblesse, la vie quotidienne vécue dans la communion fraternelle, et la vie de prière ou l’union à Dieu.

Abbé émérite de la Grande Trappe, dom Marie-Gérard Dubois retrace dans cet ouvrage les grandes étapes du cheminement spirituel vers Dieu. Ce faisant, il aborde les questions fondamentales que tout chrétien se pose un jour : la gratuité du mal, le silence de Dieu, le salut, la crucifixion du Christ et sa résurrection, la réalité du péché, la liberté et le libre arbitre, l’alliance avec Dieu…

Une véritable somme sur la vie spirituelle, qui éclairera tout croyant en quête de lumière sur son chemin.

Dom Marie-Gérard Dubois a été maître des novices, puis prieur à l’abbaye trappiste du Mont-des-Cats. Il a présidé pendant trente ans la Commission francophone de liturgie. En 1976, il a été nommé supérieur de l’abbaye de la Grande Trappe, dont il reste abbé pendant plus de vingt-cinq ans. Il est l’auteur, entre autres, du Bonheur en Dieu (Robert Laffont), qui a connu un grand succès.

EXTRAITS

Être parfait...

« L’expérience que font les saints de leur impuissance, voire de leur échec et de leur péché, n’a pas pour seule caractéristique de les conduire à reconnaître l’action de Dieu en eux quand ils font le bien. Elle résulte aussi d’une caractéristique fondamentale de toute la vie spirituelle, à chaque âge qu’elle se situe : nous n’en sommes jamais qu’au début de notre itinéraire, car ce qui nous est demandé est tout simplement inatteignable. Il s’agit, dit Jésus, d’être parfaits « comme notre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Or Dieu est infini, il n’y donc aucune chance d’être aussi parfaits que lui. Mais puisque Dieu ne commande rien d’impossible, c’est que la perfection n’est pas d’arriver, mais de se mettre en route, de s’élancer. « On ne peut pas énoncer plus précisément que la perfection pour nous n’est pas dans un état mais dans un mouvement : nous devons tendre sans arrêt vers la perfection ; c’est cela même, être parfait. L’essentiel est donc de se mettre exactement dans l’axe voulu, et non pas même de conserver l’orientation mais de la reprendre chaque fois qu’une force plus puissante que notre vouloir nous en a fait dévier. Si la perfection était autre chose, − quelque chose qu’on pût acquérir, il n’y aurait aucun sens, ce serait une amère déraison de nous proposer le Père comme modèle. » (A. Valensin) La perfection est dans le mouvement perpétuel, dans l’élan, l’orientation, le désir, dans la mise en route, dans le commencement, beaucoup plus que dans l’accomplissement. Ce qu’il restera toujours à faire est encore plus important que ce qui a déjà été fait...

Oser aimer...

« S’il a fallu que nous soyons cherchés pour que nous trouvions, il a fallu aussi que nous soyons aimés pour que nous aimions. Dieu nous a aimés le premier (1Jn 4,10). Saint Bernard en fait un argument contre ceux qui lui reprochent d’avoir trop confiance en l’amour de Dieu. Pécheresse, l’âme ne serait-elle pas présomptueuse en voulant aspirer aux noces divines, lui objecte-t-on. Mais non : si elle cherche le Dieu d’amour, c’est parce qu’elle a été cherchée et aimée : « C’est alors que nous étions pécheurs que le Christ est mort pour nous » (Rm 5,8). Si donc elle a été aimée alors qu’elle ne cherchait pas le Seigneur, ni ne l’aimait, comment serait-elle repoussée et condamnée alors que, maintenant, elle cherche et aime ? « Va-t-il s’irriter d’être cherché, lui qui, même méprisé, n’a fait semblant de rien ? Bien mieux, il ne repoussera pas celle qui le recherche, lui qui recherche même celle qui le méprise. »

Exercer sa liberté...

« Parler de liberté pleine et entière ne signifie pas qu’elle doit être indemne de toute pression, de tout déterminisme. Cette liberté-là n’existe pas. Nos actes sont tous plus ou moins déterminés biologiquement par nos glandes et nos nerfs, psychologiquement par nos complexes, socialement par notre éducation, notre milieu, nos moyens d’information... ; mais ils ne sont pas simplement instinctifs, ils obéissent, au moins partiellement, à la volonté. La liberté signifie que, vis-à-vis de déterminismes réels, la possibilité demeure d’y consentir ou non ; mais aussi de les gouverner car ils ne sont pas toujours aussi nécessitants qu’on l’a prétendu (l’hygiène, l’ascèse peuvent agir sur notre conditionnement biologique...) ; parfois aussi de choisir entre certaines déterminations, sans oublier qu’on peut être responsables en amont de nos déterminismes : dans un embouteillage je m’impatiente au volant de la voiture et agis mal, mais c’est que je suis parti trop tard : si j’avais été prévoyant, cela ne serait pas arrivé ! »

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous contacter | Crédits Remonter